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Morgane Leten - Nutrition & Fertility Coach

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Comment Augmenter Vos Chances de Tomber Enceinte Avec La Fécondation In Vitro ?

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Morgane Leten - Nutrition & Fertility Coach

Avant d’aborder le sujet en détail, on voudrait commencer par vous dire qu’on est désolées que vous ayez à lire cet article. Cela signifie probablement que vous avez du mal à tomber enceinte. Ca veut aussi peut-être dire que vous êtes sur le point de commencer, ou que vous êtes déjà en cours de traitement pour une fécondation in vitro (FIV). On imagine à quel point ça doit être compliqué physiquement et émotionnellement, puisqu’il s’agit d’un processus extrêmement compliqué. Avec les contraintes financières et de temps que ça implique, la FIV peut aussi être une source de stress pour vous et votre partenaire. On tenait donc à vous dire qu’on vous comprend et qu’on est là pour vous soutenir. 

L’expérience de chaque femme est différente et il n’y a pas de formule magique qui puisse garantir le succès d’une FIV. On aimerait pourtant tellement vous dire le contraire ! Bien que les procédures de FIV connaissent une amélioration chaque année et que le taux de réussite soit très encourageant, il faut reconnaître que, même si vous suivez toutes les règles à la lettre, la FIV pourrait ne pas résulter en une grossesse. On espère toutefois que ce ne soit pas le cas pour vous ! 

Dans cet article, nous avons tenté de vous livrer des conseils authentiques et pratiques susceptibles de vous aider dans votre parcours FIV. Certains conseils concernent des ajustements au niveau du lifestyle, qui pourraient contribuer au soutien de votre traitement FIV. D’autres conseils s’attachent aux aspects plus pratiques et logistiques de la FIV, sur lesquels vous ne vous êtes peut-être pas encore penchée. Que vous en soyez au tout début, ou que vous en soyez à votre 5ème cycle de FIV, on espère que ces conseils puissent vous aider dans votre parcours. 

Des ajustements dans votre routine

Il y a plusieurs choses à faire pour soutenir votre traitement de FIV. La plupart des conseils que l’on donne généralement sont ceux qu’on donnerait à n’importe quelle personne souhaitant concevoir naturellement. Si vous êtes sur le coup depuis un petit temps, vous pouvez donc zapper la section suivante. Si, en revanche, la FIV, c’est nouveau pour vous, ce qui suit est un bon début.

La grossesse et le poids corporel

Nous savons que l'excès ou l'insuffisance de poids affecte le taux de réussite de la FIV. L'excès ou l'insuffisance de poids peut entraîner un cycle irrégulier et un nombre réduit d'ovulations. Le surpoids rend également difficile le contrôle des ovaires pendant la FIV et augmente le risque de complications lors de l'implantation de l'ovule.

Il est souvent possible d'atteindre un poids sain en modifiant son alimentation et en faisant de l'exercice. Si vous avez besoin d'aide, envisagez de travailler avec un entraîneur personnel ou un diététicien.

Qu'est-ce qu'un poids sain ?

Traditionnellement, l'IMC (indice de masse corporelle) est utilisé pour déterminer si une personne a un poids "sain". Cette mesure permet de déterminer la graisse corporelle. Mais l'IMC est remis en question par de nombreux scientifiques.

  • Le chiffre ne dit rien sur l'emplacement de la graisse. Par exemple, la graisse du ventre cause plus de problèmes de santé que la graisse autour des hanches, des fesses ou des jambes. La circonférence abdominale - la mesure autour du ventre - est donc également une mesure importante à prendre en compte.
  • L'IMC ne tient pas non plus compte de la masse grasse par rapport à la masse musculaire. Une personne qui pèse beaucoup parce qu'elle a beaucoup de muscles peut donc avoir un IMC plus élevé.

C'est pourquoi il faut toujours considérer le tour de taille comme un complément. Le tour de taille indique la quantité de graisse dans la cavité abdominale, ce qui en dit plus long sur les risques pour la santé que l'IMC. Pour les femmes, un tour de taille sain se situe idéalement entre 68 et 80 centimètres

Concentrez-vous sur votre alimentation & envisagez la prise d’un complément alimentaire

Manger de manière équilibrée lorsque vous êtes sous traitement FIV peut aussi augmenter votre taux de réussite. 

On vous conseille aussi de favoriser un certain type d’aliments. Des chercheurs de la Harvard School of Public Health ont surveillé la consommation de gras de 147 femmes subissant une FIV, et ont constaté que celles qui consommaient de grosses quantités de graisses monosaturées étaient 3.4 fois plus susceptibles de tomber enceinte suite à une FIV. Les graisses monosaturées se trouvent dans des aliments tels que les avocats, les fruits secs et les graines. Vous pouvez aussi vous doter d’un complément alimentaire de bonne qualité contenant des oméga-3 durables, tel que Guud Inside, qui vous assure un apport quotidien suffisant en bonnes graisses. 

Ajouter à votre alimentation un complément qui soutient votre santé hormonale peut également être une bonne idée pour contribuer à l’équilibre des vitamines et minéraux dans votre corps. Veillez à choisir un complément comprenant de la vitamine D, vu qu’une bonne partie de la population en est en carence (40%) et que des preuves émergent désormais qu’il existe un lien entre une insuffisance en vitamine D et l’infertilité, et un faible taux de réussite de la FIV. Dans le doute, demandez à votre médecin traitant de vérifier votre taux de vitamine D. 

Vous pouvez également vous doter d’un complément d’acide folique. L’acide folique est généralement consommé par les femmes enceintes ou qui tentent de l’être, parce qu’il est prouvé qu’il contribue à épargner l’enfant de sérieuses anomalies congénitales et au cerveau.

Vous voulez en savoir plus sur l’acide folique ? Lisez l’article que nous avons consacré au sujet : Tout ce que vous devez savoir concernant l’acide folique.

Réduisez le stress (si possible) 

L’ensemble du processus de la FIV peut être stressant. Le conseil que vous êtes sur le point de lire pourrait donc vous sembler trivial, mais on voudrait quand même vous dire ceci: le niveau de stress peut avoir un impact sur le taux de réussite des grossesses naturelles et des grosses assistées. Si vous êtes en mesure de limiter votre stress au travail ou de vous défaire de certains engagements sociaux contraignants, faites-le sans hésitation. De nombreux rapports suggèrent une amélioration du taux de réussite quand les femmes et les hommes réduisent activement leur niveau de stress. On sait bien que lever le pied au niveau du travail ou des obligations familiales n’est pas toujours possible. Dans ce cas, essayez d’incorporer d’autres techniques anti-stress dans votre vie. Envisagez l’acupuncture, le yoga, la méditation, les programmes de pleine conscience ou un atelier de gestion du stress. 

Passez en revue vos habitudes

Vous fumez ? Vous veillez tard devant la télé ? Vous carburez au café toute la journée ou buvez quelques verres de trop le soir ? C’est exactement le genre de choses qui doivent changer ! Fumer peut drastiquement réduire vos chances de réussite d’une FIV, étant donné que ça affecte à la fois l’ovule et la qualité du sperme. Un sommeil insuffisant peut aussi être problématique. On recommande largement 7 à 8 heures de sommeil par nuit aux couples subissant une FIV, pour de meilleures probabilités de réussite. Et pour finir, vous devriez penser à réduire votre consommation de caféine et d’alcool. Ces deux boissons ont prouvé avoir un impact négatif sur le taux de réussite de la FIV. Une étude menée sur 4000 femmes danoises a démontré que les femmes qui boivent 5 tasses de café ou plus par jour étaient à 50% moins susceptibles de tomber enceinte par FIV. 

Vous voulez en savoir plus sur l’impact du café sur votre cycle ? Consultez cet article : L’influence du café sur vos hormones.

Autres Conseils pour Les Couples Pendant la FIV

Pratiquer des ajustements au niveau de votre style de vie est le conseil le plus commun, mais il y a également des choses pratiques et logistiques que vous pourriez avoir envie d’envisager également si vous êtes (ou êtes sur le point d’entamer) en processus de FIV. Voici plusieurs choses à prendre en considération et qui pourraient contribuer à rendre votre parcours un peu moins ardu. 

Trouvez un hôpital/un médecin qui vous mette à l’aise

Il est important de trouver un médecin et un hôpital avec lesquels le feeling passe bien. Une fois que le processus de FIV est lancé, vous allez devoir interagir régulièrement avec le corps médical, et les démarches et les prescriptions que vous aurez à gérer peuvent être compliquées et vous submerger. Assurez-vous d’être entourée d’un personnel avec lequel vous avez de bonnes relations et une bonne communication. Veillez à ce que tout vous soit expliqué super clairement et à ce qu’ils soient à l’écoute de vos inquiétudes. Faites en sorte de savoir s’ils ont des façons pratiques et accessibles d’être contactés, au cas où vous avez des questions concernant les prescriptions ou au sujet d’une marche à suivre. Si vous ne vous sentez pas rassurée ou prise en charge, envisagez de tester un autre hôpital pour comparer. 

Assurez-vous que le processus soit bien clair pour vous

Bien que de nombreux couples connaissent l’existence de la FIV, la plupart ne comprennent pas entièrement le processus avant d’être les deux pieds dedans. La FIV est un parcours impliquant de nombreuses analyses de sang, des injections à s’administrer soi-même. Soyez conscients de votre niveau de confort avec ce genre de choses, et de votre capacité à vous administrer vous-même des injections quotidiennes. La plupart des femmes trouvent que c’est compliqué au début, mais s’y habituent après un temps. 

Il faut aussi savoir que le cycle d’une FIV commence par l’utilisation d’hormones synthétiques qui stimulent les ovaires à produire plusieurs ovules, plutôt qu’un seul. C’est parce que plusieurs ovules sont nécessaires, étant donné que certains d’entre eux ne seront pas fécondés ou ne se développeront pas normalement après fécondation. Chaque fois que votre corps a à faire à des hormones synthétiques, vous êtes susceptible de ressentir des effets secondaires comme des sautes d’humeur, un état dépressif et de l’anxiété. Ça peut également provoquer des ballonnements, de la nausée et des maux de tête. Soyez-en conscients, ainsi que de l’impact que ça pourrait avoir sur votre vie et vos relations. 

Bien que la procédure effective diffère d’un hôpital à l’autre, un traitement typique suit les étapes suivantes : 

Etape 1 : Eliminer le cycle menstruel naturel

On va vous prescrire des médicaments qui vont éliminer votre cycle menstruel naturel. Ce médicament consiste généralement en une injection quotidienne qu’on va vous apprendre à vous administrer vous-même. 

Etape 2 : Aider vos ovaires à produire plus d’ovules

Une fois votre cycle naturel éliminé, vous allez devoir prendre une hormone de fertilité appelée hormone folliculostimulante (HFS). La HFS augmente le nombre d’ovules produits par vos ovaires. Cela signifie qu’un plus grand nombre d’ovules peut être collecté et fécondé. Avec ce plus grand nombre d’ovules fécondés, l’hôpital dispose d’un plus grand choix d’embryons à utiliser pendant le traitement. 

Etape 3 : Récolter les ovules

Avant que vos ovules soient récoltés, vous allez recevoir une injection d’une hormone appelée la gonadotrophine chorionique humaine (hCG), qui aide vos ovules à mûrir. Après la récolte des ovules, vous allez recevoir des médicaments hormonaux qui vont aider la muqueuse de votre utérus à se préparer à accueillir l’embryon. Vos ovules seront alors récoltés à l’aide d’une aiguille traversant votre vagin et chaque ovaire, sous guidage échographique.

Ca peut paraître un peu effrayant dit comme ça, mais c’est, en réalité, une opération mineure qui ne prend que 15 à 20 minutes. Certaines femmes souffrent de crampes ou de légers saignements suite à cette intervention mais pas de panique, c’est normal. 

Etape 5 : Féconder les ovules

Les ovules récoltés sont mélangés à du sperme dans un laboratoire pour fécondation. Les ovules fécondés (embryons) poursuivent leur croissance en laboratoire pour une période allant jusqu’à 6 jours, avant d’être transférés dans l’utérus. Un spécialiste va sélectionner 1 ou 2 des meilleurs embryons, et ce seront eux qui seront transférés dans votre utérus. 

Une fois les embryons transférés, on vous conseillera de ne pas faire de test de grossesse avant environ deux semaines pour voir si le traitement a fonctionné. Cette période d’attente de deux semaines peut paraître interminable et stressante et vous risquez d’analyser la moindre petite crampe dans l’espoir d’un résultat positif. Occupez-vous un max et ne faites pas le test trop tôt ! 

N’oubliez pas vos autres obligations

La FIV n’est pas une procédure one shot. Même si elle aboutit après une seul round de FIV, vous allez devoir subir de multiples tests et aller à de nombreux rendez-vous. Pensez à tout le temps que ça impliquera et à votre gestion de ce temps. Votre lifestyle est-il flexible ? Vous avez la possibilité de quitter le travail pour vous rendre à vos rendez-vous ? Vous allez avoir besoin de plus de temps libre ? Et est-ce que vous êtes prête à être honnête concernant ce qui se passe avec vos collègues et votre employeur ? 

La plupart des managers n’ont pas de formation pour soutenir leurs employées souffrant de problèmes de fertilité. Ils peuvent même être complètement inconscients de ce genre de procédures et avoir de nombreuses questions. Essayez d’être ouverte et de leur expliquer le processus ainsi que de la probabilité qu’il échoue. Vous pouvez aussi essayer de mettre en place les choses suivantes pour vous aider à gérer votre temps au travail pendant que vous êtes en plein traitement de FIV : 

  • Essayez de prendre vos rendez-vous tôt le matin. La plupart des hôpitaux offrent des rendez-vous dès 7h du matin. 
  • Choisissez un hôpital qui soit proche de votre bureau ou de votre maison.
  • Si possible, travaillez de la maison pendant la procédure de FIV; trouvez un collègue qui vous soutienne ou à qui vous pouvez parler de ce qui se passe, et voyez s’il peut vous remplacer en cas d’urgence. 

Soyez attentifs aux vacances

Si vous avez un départ en vacances planifié pendant votre traitement de FIV, partagez toutes les informations concernant votre voyage avec votre hôpital et votre spécialiste. Certains aspects du traitement de FIV exigent votre présence pour des rendez-vous quotidiens à l’hôpital. Certains rendez-vous doivent aussi coïncider avec le jour où votre cycle commence, il faut donc que vous soyez disponible.

Parlez-en autour de vous (ou pas) 

De nombreuses femmes doivent subir plusieurs cycles de FIV pour parvenir au transfert de l’embryon, et les résultats de cette intervention peuvent varier d’un cycle de FIV à l’autre. Si votre premier cycle de FIV n’a pas abouti, ça peut être très décevant. Certains couples doivent affronter plusieurs cycles de FIV et ça prend beaucoup de temps - dans certains cas, plusieurs années. 

Etant donné le nombre de rendez-vous que ça implique, les hormones et l’agitation qui enrobe tout le processus, ça peut s’avérer super drainant et isolant. Ça aide donc parfois d’en parler à d’autres personnes. Si vous avez un ami proche ou un membre de votre famille à qui vous confier, envisagez leur parler de ce qui vous arrive ! Et si vous n’êtes pas à l’aise à l’idée de leur parler, envisagez d’en parler à un thérapeute ou à un groupe de soutien consacré aux femmes ou aux couples sous traitement de FIV. 

N’oubliez pas : la FIV est quasi (presqu’entièrement) hors de votre contrôle. C’est un fait pas facile à digérer, même pour les gens qui n’ont pas nécessairement un besoin de contrôle. Mais personne n’aime se sentir démuni, et si vous avez la possibilité de lâcher prise et d’en parler un peu avec des personnes de confiance, ça peut vous aider à traverser ce parcours du combattant un peu mieux. Vous n’êtes pas seule ! 

Et si les choses ne vont pas comme vous les aviez imaginées, ne culpabilisez pas. Il y a certainement quelques revers à essuyer et des résultats décevants, mais essayez de trouver des façons de prendre soin de vous durant ce processus. Concentrez-vous sur votre bien-être et créez-vous des petits moments de bonheur dès que possible. Ce n’est pas un parcours facile.

Et si vous préférez garder toute cette expérience pour vous, c’est totalement ok. On sait que pour certaines personnes, c’est une technique de protection tout à fait valable. Chacun a des façons différentes de gérer les émotions qui accompagnent la FIV. 

Aider votre partenaire

La FIV n’est pas le job d’une seule personne. Après tout, il faut un ovule et du sperme pour créer un bébé. Pour les hommes, l’infertilité est souvent une souffrance tacite. La plus grande partie de l’expérience médicale en cas d’infertilité se concentre sur la femme et son corps, alors qu’un homme compte pour 50% dans l’équation ! Voici quelques conseils pour vous aider à soutenir votre partenaire en cas de FIV. 

Aidez votre partenaire à avoir un sperme en bonne santé

Voici quelques conseils à partager avec votre partenaire pour l’aider à améliorer la qualité et la quantité de son sperme : 

  • Boire modérément ! Ce conseil vaut bien évidemment pour les hommes et les femmes, mais un homme qui souhaite devenir père doit boire avec modération. La consommation de plus de deux verres d’alcool par jour réduit la qualité du sperme. 
  • Ne pas fumer, ni consommer de drogues. Les deux ont un impact sur la qualité du sperme. Comme l’alcool. 
  • Gardez vos parties intimes au frais. Si les testicules d’un homme chauffent trop, la qualité du sperme diminue. Leur température ne devrait jamais dépasser les 35 degrés, soit 2 degrés en dessous de la température moyenne du corps. Mais ne vous inquiétez pas, pas nécessaire d’y appliquer des glaçons... Il vous suffit d’enlever votre caleçon ! On vous conseille aussi de ne pas rester assis trop longtemps au même endroit, de ne pas prendre de bains chauds ou d’éviter le sauna. 
  • Vivre dans un environnement sain. Si un homme est malade, ça peut réduire temporairement la qualité de son sperme. Et s’il travaille avec des substances chimiques ou radioactives, des pesticides, du plomb ou de la radiation (comme les rayons X), la qualité de son sperme peut aussi en être affectée. 
  • Réduire le stress. Le stress est l’un des autres coupables de la réduction de qualité de sperme. On sait bien que l’entièreté du processus de FIV peut être stressant; essayez de réduire votre exposition à du stress prolongé et intense dans la mesure du possible. 
  • Faites du sport, mais tout doux. Faire de l’exercice de manière régulière, même un tout petit peu, peut avoir un impact positif sur la qualité du sperme. Toutefois, si un homme fait trop de sport, ça peut réduire la production de testostérone, ce qui réduit la quantité de spermatozoïdes. Alors, n’y allez pas trop fort. 
  • Manger sainement. Une alimentation saine incluant des fruits et des légumes améliore la qualité du sperme. De la vitamine B, de l’acide folique et des aliments riches en zinc sont aussi parfaits pour un sperme sain. 

N’oubliez pas : la maturation d’une cellule de sperme prendre 75 à 90 jours. Ce qu’un homme mange aujourd’hui impactera donc la qualité de son sperme dans trois mois. Des études ont prouvé que l’acide folique, le zinc & l’oméga 3 peuvent être bénéfiques pour la qualité du sperme. Aussi, en plus d’une alimentation saine, un homme peut aussi envisager la prise d’un complément alimentaire au quotidien. 

Pour plus d’information sur l’alimentation et la fertilité, consultez notre article ici

Assurez-vous que votre partenaire soit flexible, fin prêt, et qu’il comprenne le processus

Il est important de soutenir et de préparer psychologiquement votre partenaire dans ce processus. Tout comme il est important que vous compreniez le processus et les procédures, veillez à ce que votre partenaire sache quel est le rôle qu’il a à jouer dans tout ça. Par exemple, on va lui demander un échantillon de sperme le jour de l’extraction des ovules. La masturbation est la méthode la plus commune utilisée pour produire cet échantillon, veillez donc à ce qu’il le sache et qu’il ne soit pas pris de court et sous pression le jour venu. Assurez-vous aussi qu’il ne soit pas réquisitionné à l’étranger ce jour-là. Le timing exact n’est pas forcément prévisible à l’avance puisqu’il se base sur votre cycle menstruel. Il est important qu’il le sache !

Veillez à le tenir informé du processus complet et de votre ressenti par rapport à cela pour qu’il puisse vous comprendre et vous soutenir. Essayez d’être honnête et ouverte au sujet de vos sentiments pour qu’il puisse vous soutenir, et encouragez-le à partager son ressenti également. Ce qui pourrait aussi vous aider, c’est de faire partie d’un groupe de soutien ensemble. Et s’il y a des obligations particulières qu’il pourrait faire à votre place pendant que vous avez des rendez-vous, parlez-lui en clairement et demandez-lui son aide. 

L’attente du résultat du test de grossesse

L’attente des résultats de votre test de grossesse suite à une intervention de FIV peut être épuisante. Durant la période d’attente d’environ 2 semaines qui suit la procédure, vous allez probablement surveiller de très près chaque signe susceptible d’indiquer une grossesse, et vous concentrer sur autre chose peut s’avérer impossible ! Essayez d’équilibrer cette anxiété avec des petits plaisirs au quotidien. Faites en sorte de planifier des choses qui vous amènent de la joie pour tenter de penser à autre chose. Méditez ou récitez des affirmations qui peuvent vous aider à recadrer vos pensées négatives. Concentrez-vous sur votre respiration quand vous ressentez de l’anxiété et parlez à votre partenaire autant que possible. N’oubliez pas qu’il y a toujours une possibilité d’échec, mais sur laquelle vous n’avez aucun contrôle. 

Ayez un plan en cas de mauvaise nouvelle

En dépit du taux de réussite d’une FIV, sachez qu’un seul cycle de FIV est plus susceptible d’échouer que d’aboutir. On sait que, même si vous y êtes bien préparée, un échec provoque de la tristesse et vous risquez de vous sentir fâchée et déçue. Essayez de vous rappeler que vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour avoir un enfant, ce qui vous aidera à atténuer un certain sens du regret. Pour vous aider à vous protéger émotionnellement, voici plusieurs choses à faire : 

  • Limitez le nombre de personnes à qui vous parlez de votre FIV. En cas d’échec, c’est incroyablement drainant de devoir annoncer en boucle la mauvaise nouvelle. 
  • Pensez à l’avance à l’endroit où vous voulez être quand vous recevrez la nouvelle. Vous préférerez sans doute ne pas être dans les couloirs de votre lieu de travail, par exemple. Si le contraire est impossible pour vous, ayez un plan de sortie en cas de mauvaise nouvelle. Avez-vous l’option d’annuler des rendez-vous le jour où vous attendez un appel de l’hôpital ou de travailler de la maison ce jour-là ? Ces petites choses peuvent vous aider si la nouvelle reçue n’est pas celle attendue. 
  • Dans le cas où les nouvelles sont mauvaises, discutez à l’avance de ce que vous et votre partenaire pouvez faire pour vous soutenir mutuellement.
  • Essayez de ne pas programmer d’événements autour de la date de l’annonce. Bien entendu, si vous avez un mariage de prévu, c’est plus compliqué à annuler, mais des engagements tels qu’un dîner de famille ou une sortie entre amies peuvent être reprogrammés facilement. 

Créez une vision pour votre futur

Bien sûr, rester positif et garder espoir tout au long de votre parcours FIV est important. Cependant, il peut être intéressant de vous fixer une limite sur le nombre de tentatives FIV que vous et votre partenaire êtes prêts à faire. Avoir une date de fin en ligne de mire peut être utile psychologiquement parlant. Ca peut aussi être utile de faire la paix avec l’idée que la FIV puisse ne pas fonctionner, pour apprivoiser l’éventualité que votre vie se poursuive sans enfant. Penser qu’un enfant est la clef de votre bonheur sur le long terme peut causer de graves dommages à votre santé mentale en cas d’échec. Pensez à envisager ce que vous feriez et comment vous pourriez continuer à être heureuse si votre plan de vie initial venait à ne pas se concrétiser. Ce genre de visualisation peut être utile à la fois pour votre santé mentale et pour votre niveau de stress. 

Conclusion

La FIV est un parcours semé d’embûches, qui est souvent stressant pour de nombreux couples. N’oubliez pas que si votre FIV ne réussit pas du premier coup, vous allez probablement vous sentir en deuil. Tous les conseils regroupés dans cet article ont été conçus pour vous aider à gérer les ascenseurs émotionnels de la FIV; on aimerait quand même aussi reconnaître que rien de ce que vous pourriez mettre en place n’éclipse totalement la part d’anxiété qui colle au processus. L’enjeu est trop grand. 

Garder cette expérience pour vous peut parfois aider. Et d’autres fois, en parler autour de vous peut être une source de soutien. Quoi que vous décidiez, n’oubliez pas que vous n’êtes jamais seule. 
Si vous êtes en plein processus de FIV et que vous aimeriez vous sentir plus soutenue, parlez à notre team d’expertes. Nous sommes aussi là pour vous écouter et vous aider.