Revue par

Lily Joan Roberts - Gut Health Expert

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Pourquoi la façon dont vous mangez est plus importante que ce que vous mangez

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Lily Joan Roberts - Gut Health Expert

On complique souvent la santé intestinale sans raison. Beaucoup de femmes remarquent que leur ventre est calme un jour, puis soudainement perturbé le lendemain : ballonnements, variations du transit, ou sensation de lourdeur après les repas. C’est déstabilisant, surtout quand on mange équilibré et qu’on n’arrive pas à identifier la cause.

On oublie facilement qu’une bonne digestion ne dépend pas uniquement de ce que l’on mange, mais surtout de la façon dont on mange. Le repos, le rythme et l’attention comptent davantage que le choix « parfait » des ingrédients. Dans cet article, nous ne parlerons ni de super-aliments ni de règles strictes, mais d’habitudes qui soutiennent le bon fonctionnement de vos intestins et de votre organisme.

Premièrement : une bonne santé intestinale ne nécessite pas un système parfait

Beaucoup de personnes prennent l’habitude de surveiller en permanence leur digestion : est-ce normal ? Est-ce que je mange trop de ceci ? Or, cette vigilance constante peut en réalité générer du stress. Une bonne santé intestinale ne demande pas un régime strict. Vous n’avez pas besoin d’éliminer des groupes d’aliments, de vous imposer des horaires rigides, ni de cocher des listes tous les jours. Il n’est pas non plus nécessaire de planifier chaque repas à la perfection. Ce qui compte, c’est la régularité dans les petites choses : manger de façon assez régulière, prêter attention à votre rythme et à vos pauses, et vous donner le temps d’observer ce qui vous convient. Votre système digestif fonctionne mieux dans un contexte de prévisibilité et de confiance. Cela ne veut pas dire que tout sera toujours fluide, mais cela signifie que votre corps peut fonctionner normalement, sans devoir s’adapter en permanence.

Pourquoi votre alimentation joue un rôle si important ? Votre digestion est directement liée à votre système nerveux. Lorsque vous êtes stressé, que vous mangez vite ou que vous grignotez, votre corps reçoit un signal différent de celui qu’il reçoit lorsque vous mangez dans le calme. En situation de stress, l’organisme privilégie l’alerte et la réaction. La digestion et l’absorption sont alors souvent moins fluides et moins efficaces. Ce processus commence même avant que vous ne portiez la nourriture à votre bouche. La façon dont vous abordez un repas (votre rythme, votre attention, votre respiration) influence la manière dont votre corps se prépare à digérer. Manger n’est donc pas seulement un processus physique, c’est aussi une forme de communication avec votre corps : ralentir est parfaitement légitime.

Prenez soin de votre santé intestinale grâce à une alimentation adaptée.

Si l’alimentation joue un rôle aussi important, à quoi cela ressemble-t-il concrètement ?

La régularité est essentielle.

Vos intestins fonctionnent de manière optimale lorsqu’ils savent à quoi s’attendre. Des repas irréguliers, le fait de sauter des repas ou de grignoter tout au long de la journée perturbent le rythme digestif et l’empêchent de se stabiliser.

La régularité ne signifie pas une synchronisation parfaite. L’essentiel est que votre corps sache, à peu près, quand il est temps de digérer et quand il a besoin de récupérer. Cela, à lui seul, peut faire une vraie différence et vous aider à vous sentir plus apaisé(e).

Reposez-vous avant de manger

Beaucoup de personnes mangent en étant distraites : juste après une réunion, ou en avalant quelque chose debout au comptoir. Votre corps interprète cela comme un signal : « continuez ! »

Une courte pause avant de commencer – s’asseoir, respirer, être pleinement présent(e) – aide votre corps à se détendre. Non pas comme une obligation, mais comme un signal indiquant qu’il y a de la place pour digérer.

Pendant que vous mangez : mangez à votre rythme et mastiquez bien.

Bien mastiquer semble évident, mais c’est essentiel à la digestion. En mangeant plus lentement et en mâchant soigneusement, vous allégez le travail de votre système digestif et votre corps reçoit de meilleurs signaux de satiété.

Astuce : posez votre fourchette pendant que vous mâchez et ne la reprenez que lorsque votre bouche est vide.

Presque terminé ? Mangez jusqu'à ce que vous soyez confortablement rassasié(e).

Il faut du temps à votre corps pour enregistrer qu'il a assez mangé. Manger jusqu'à ce que vous soyez presque complètement rassasié(e) aide à prévenir la surcharge digestive. Il est également conseillé de programmer votre dernier repas trois à quatre heures avant le coucher, afin de laisser à votre corps plus de temps pour récupérer pendant la nuit. Ensuite : L'exercice comme soutien. Une activité physique régulière et douce favorise le transit intestinal et aide le système digestif à bien fonctionner. De courtes promenades et des pauses tout au long de la journée suffisent souvent. De l'alimentation consciente aux bons ingrédients. Maîtrisez-vous les bases de l'alimentation consciente ? Il est alors certainement intéressant d'examiner précisément ce que vous consommez. Rassurez-vous : l'important n'est pas la perfection, mais la variété. Fibres en quantité suffisante : la variété prime sur la perfection. Les fibres nourrissent votre microbiote intestinal, mais en abuser n'est pas toujours bénéfique. Chaque bactérie a ses propres besoins. Par conséquent, la variété est plus importante que les grandes quantités. En variant vos légumes, légumineuses, céréales, noix et graines, vous offrez à votre système digestif un plus large choix.

Créez un arc-en-ciel dans votre assiette

Plus il y a de couleurs différentes, mieux c’est. L’idée, c’est de « manger arc-en-ciel ». Les couleurs représentent les différents types de vitamines et d’antioxydants présents dans les aliments. Les fruits et légumes violets, comme les myrtilles, les mûres, les betteraves et le chou rouge, sont riches en anthocyanes, des pigments aux nombreux bénéfices. Et plus vous consommez de sources naturelles de couleur et de texture, plus vous augmentez aussi votre apport en fibres.

Mangez des aliments fermentés

L’un des moyens les plus simples de soutenir la diversité de votre microbiome est de consommer des aliments fermentés. Cela peut sembler exotique, mais vous le faites probablement déjà sans même vous en rendre compte.

Par exemple, le chocolat, le fromage, le yaourt et le vin sont tous issus d’un processus de fermentation ! Parmi les aliments fermentés les plus connus, on retrouve la choucroute, le miso, le kimchi, le kombucha et le kéfir. Les aliments fermentés contiennent de nombreux probiotiques naturels, et la fermentation décompose en partie certains composants.

Cela peut faciliter la digestion et favoriser une meilleure absorption des nutriments. Ils peuvent aussi être riches en vitamines, car le sucre est transformé en alcool, en acides ou en gaz lors de la fermentation.

On obtient ainsi un apport supplémentaire en vitamines B, C et K, en antioxydants, en enzymes utiles et en acides gras oméga-3. Cela dit, la réaction intestinale varie fortement d’une personne à l’autre. Ce qui convient à l’une peut être moins adapté à l’autre. Il est donc plus utile de commencer par de petites quantités et d’observer ce qui vous convient, plutôt que de chercher à tout prix à « bien faire ».

Conseil : vous ne savez pas par où commencer ? Pensez aux 4 K : kéfir, kombucha, kimchi et choucroute.

Buvez beaucoup d'eau. La quantité idéale varie d'une personne à l'autre, mais environ 1,5 litre est une bonne moyenne. Variez les plaisirs en alternant eau, tisanes ou eau aromatisée (avec du citron frais, de la menthe ou du concombre). Évitez le café et l'alcool. On le sait, ce n'est pas ce que vous voulez entendre. Mais le café et l'alcool provoquent souvent des irritations intestinales, et donc des déséquilibres hormonaux. Le café fait probablement partie de votre routine matinale. Or, sa forte acidité entraîne des troubles intestinaux, une déshydratation et surcharge le foie. L'alcool, quant à lui, surcharge également le foie, qui n'a alors pas le temps d'éliminer l'excès d'œstrogènes après l'ovulation. Et cela peut entraîner toute une série de symptômes indésirables.

Pour faciliter la transition, suivez cette règle : « Pas à la maison, mais seulement un excellent café dans un café. » Ainsi, le café deviendra un plaisir occasionnel plutôt qu'une habitude. Si vous buvez cette tasse de café, accompagnez-la toujours d'un grand verre d'eau (chaude) pour compenser la déshydratation. Vous pouvez remplacer votre rituel café par une infusion de matcha en pleine conscience, ou préparer un café à la chicorée. Savourez un chocolat chaud ou un chai latte.

En savoir plus sur l'influence du café sur vos hormones.

Conclusion : privilégiez le soin et la nutrition à la surcharge pondérale

La santé intestinale est un processus continu. Vos intestins ne réagissent pas à une action ponctuelle, mais à ce que vous faites de manière répétée. De petits choix, réalistes et durables, font toute la différence sur le long terme. Il ne s’agit donc pas de manger parfaitement, mais de vous nourrir avec soin : prendre le temps de manger, écouter votre faim et votre satiété, et privilégier les aliments qui vous soutiennent plutôt que de simplement les supprimer. La santé intestinale, c’est travailler avec votre corps — pas le combattre.